Pays multiculturel par excellence, partagé en 3 régions linguistiques (néerlandais, français, allemand), la Belgique attire de nombreux étudiants français qui proviennent de régions dépassant largement la zone frontalière car la barrière linguistique n’existe pas dans la partie francophone du pays (Wallonie et Bruxelles qui est bilingue).
3 cas : accès libre, accès limité aux non-résidents ou examens.
Se renseigner auprès des établissements.
1.194 € à partir de la rentrée 2026 (Hautes écoles, ESA, Universités).
374€ ou 835€ sous conditions de ressources du foyer.
www.studyinbelgium.be
Demandes d’équivalence du bac avant le 15 juillet Inscriptions entre juin et septembre
Ce sont particulièrement les filières paramédicales et artistiques (dont la bande dessinée) qui sont prisées par les étudiants étrangers car elles sont de qualité reconnue. En Belgique, une attention particulière est portée à la pédagogie et aux méthodes d’apprentissage. Ainsi à l’université, des dispositifs sont prévus pour faciliter l’intégration, permettre la prévention et la remédiation dans le cas de difficultés.
Tout en bas de cette page, vous accéderez à des descriptifs des études en Belgique par filière d’études : santé, paramédical, social, arts, architecture …
Présentation de l’ARES pour comprendre l’organisation des études en Belgique :
Dans la Communauté française
L’ARES -Académie de recherche sur l’enseignement supérieur- réunit tous les établissements de la Communauté française.

Il existe des études de type court –professionnalisées dès l’entrée dans le 1er cycle– et des études de type long –envisagées pour poursuivre au-delà.
L’Université –par nature académique– n’offre que des cursus de type long.
Les études universitaires sont organisées en trois cycles : Bachelier (correspondant à la Licence en France), Master et Doctorat (PhD). Le Bachelier sanctionne une formation de base en 3 ans (180 ECTS) ou parfois 4 ans (Infirmier-ère de soins généraux, sage-femme), tandis qu’au 2ème cycle, le Master s’étend sur 1 ou 2 années. On parle alors de Master 60 ou 120, en fonction du nombre d’ECTS correspondants.
Lorsque le Bachelier sert de palier vers un Master, on parle alors d’un bachelier (ou d’un cycle) de transition.
Au total, 26 spécialités sont recensées et catégorisées en 4 secteurs : Sciences humaines et sociales, Santé, Sciences et techniques, Art.
Si l’admission en 1ère année de Bachelier n’est généralement pas sélective, cela va de pair avec un taux de réussite à la fin de cette 1ère année avoisinant les 40% – 50% selon les filières. La réussite de l’année est conditionnée par l’obtention de la moyenne (10/20) et la possibilité de s’inscrire ou de poursuivre ses études dans l’enseignement supérieur est également soumise à des conditions de réussite de l’étudiant au cours de son parcours. Cela constitue les règles de finançabilité illustrées ci-dessous.
Les études de 3ème cycle comprennent d’une part la formation doctorale – qui conduit à l’obtention d’un certificat de formation à la recherche – et d’autre part les travaux relatifs à la préparation d’une thèse de doctorat qui mènent au grade de Docteur après soutenance de la thèse.
Soulignons que l’apprentissage par la voie de l’alternance est très peu développée dans l’enseignement supérieur.
Remarque : il existe des cursus enseignés en anglais. Pour les trouver : lien vers la page (« Find a study Programme » puis « Programme language » : choisir « EN »).
En Belgique flamande néerlandophone :
Les formations de Bachelor en 3 ans sont à orientation professionnelle dans les Écoles supérieures et à orientation académique à l’Université.
Les études de Master se préparent en 1 ou 2 ans après un Bachelor académique, le Doctorat ensuite en 2 ans minimum. Ces études sont proposées à l’Université.
Les cursus proposés en français sont rares, bien plus nombreux en anglais.
Pour connaître les études en Belgique flamande néerlandophone : www.ond.vlaanderen.be/hogeronderwijs
Un site d’information pour l’enseignement supérieur belge flamand : www.studyinflanders.be qui contient deux bases de données, l’une pour la recherche de programmes d’études, l’autre pour chercher des établissements d’enseignement supérieur.
Une Agence qui informe sur l’accréditation et la qualité des programmes d’études en Flandres : http://nvao.com/
En Communauté française, on distingue :
– Les Hautes écoles : elles préparent à des cursus de type court ou long dans des secteurs appliqués : paramédical, art, tertiaire et économie, pédagogie, social et technique. Elles sont tournées vers l’acquisition de compétences professionnelles et transversales.
– Les Écoles supérieures d’art (ESA) : ces 16 Écoles reconnues jouissent d’une excellente réputation au-delà des frontières du pays. On y entre sur concours d’admission.
Les cursus proposés sont de type court et long, alliant théorie et pratique dans le domaine des beaux arts, des arts plastiques, de la musique, du théâtre, des arts du spectacle et des techniques de diffusion de la communication.
– Six universités viennent compléter l’offre de formation en Communauté française : ULg, UCL, ULB, UMons, U-Namur, USL-B. Les facultés de médecine ou de sciences vétérinaires y sont rattachées ainsi que celles d’architecture ou d’ingénieur civil.
En savoir plus : > sur les études d’architecte – > sur les études d’ingénieur civil
– Une centaine d’établissements de promotion sociale (formation continue) viennent compléter l’offre de formation de l’enseignement supérieur avec des horaires décalés pour les adultes, souvent compatibles avec une activité professionnelle (soir et/samedi). L’enseignement est souvent organisé en modules capitalisés au fur et à mesure. En plus de Bacheliers et de masters, on trouve également la possibilité de préparer des Brevets d’enseignement supérieur (BES) en 2 ans. Les conditions d’accès à la promotion sociale sont souvent plus souples que dans l’enseignement classique de plein exercice mais il y a parfois une condition minimum d’âge pour pouvoir être diplômé.
Frais d’inscription : un droit d’inscription forfaitaire de base (33€ en 2025) + 0.29€ (enseignement secondaire) à 0.47€ (enseignement supérieur) par période de cours (max 800 périodes) + frais administratifs (20 à 110€). Au total, prévoir environ 200€ (pour une formation courte) ou 400-500€ pour des formations de l’enseignement supérieur.
Consulter l’offre en promotion sociale : lien
Pour connaître les établissements et les formations de l’enseignement belge :
www.studyinbelgium.be
En Belgique francophone :
www.mesetudes.be – www.enseignement.be
Un préalable à l’inscription : la reconnaissance du diplôme de fin d’études secondaires
En Belgique, les titulaires d’un diplôme de fin d’enseignement secondaire supérieur belge (CESS en Wallonie ou Diploma van secundair onderwijs ou Abschlusszeugnis der Oberstufe des Sekundarunterrichts en Flandres) ont accès de plein droit à l’enseignement supérieur.
Les citoyens européens qui ont obtenu un certificat étranger de fin d’enseignement secondaire comme le baccalauréat en France, doivent obligatoirement en demander l’équivalence officielle auprès du Service des équivalences, pour avoir accès à l’enseignement supérieur belge, et ceci avant le 15 juillet : www.equivalences.cfwb.be
Cette procédure est distincte de l’inscription auprès des établissements et elle s’effectue en parallèle ; il ne s’agit pas d’une procédure de sélection mais d’une démarche administrative payante : 400 € en 2025.
En dehors de cela, les citoyens européens sont soumis aux mêmes règles d’inscription que les étudiants belges, hormis pour certaines filières contingentées.
Trois cas peuvent se présenter :
1– l’accès est libre,
2– l’accès est limité pour les non-résidents belges,
3– l’accès est lié à une sélection : filières d’ingénieur ou à vocation artistique.
L’harmonisation européenne des cursus facilite la comparaison des diplômes français et belges. Cependant, la reconnaissance ne s‘applique pas automatiquement, chaque établissement examine le cursus suivi avant de rendre sa décision d’accepter ou de refuser la demande d’admission au niveau d’études requis. Cette décision s’appuie sur les unités d’enseignement déjà suivies et validées. Ce n’est donc pas strictement le nombre d’ECTS validé qui intervient ni le titre du diplôme acquis mais le contenu des enseignements validés.
Remarque : la demande d’admission en Master n’exige pas de faire une demande d’équivalence auprès du service des équivalences (procédure décrite ci-dessus). Cette fois, la validation du diplôme du 1er cycle (Licence en France) est étudiée directement par l’université ciblée.
La Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) participe pleinement au financement des études supérieures. Dès lors s’appliquent des conditions dites « de finançabilité » aux étudiants candidats à l’inscription ; elles dépendent du parcours d’études antérieur ainsi que des réussites aux examens. En cas de non-finançabilité, l’établissement peut refuser l’admission : en savoir plus.
Les montants d’inscription dans l’enseignement supérieur belge évoluent à la rentrée 2026, selon la Circulaire 9685 du 17 mars 2026. Ils sont identiques quel que soit le type d’établissement (Hautes écoles, Ecoles supérieures d’art, Universités).
Il y a quatre catégories de frais qui dépendent des conditions de ressources du foyer et de la perception de revenus locatifs. Les étudiants ayant déjà validé un diplôme de même niveau de qualification paient le tarif 4 qui est le plus répandu.
Les étrangers hors UE sont tenus de régler des droits d’inscription complémentaires spécifiques (DIS) pouvant aller jusqu’à 12.525 € annuels.
Pour les filières qui permettent de percevoir une bourse sur critères sociaux dépendant du ministère de l’Education nationale (MENESRI), la demande reste applicable et un dossier social étudiant (DSE) peut être constitué auprès du CROUS. La majorités des filières paramédicales ne sont pas concernées, ni culturelles et artistiques (dont l’architecture) ou agricoles (sciences vétérinaires inclues) dont les bourses dépendent des Régions ou d’autres ministères (Culture, Agriculture). La plupart des étudiants français allant se former en Belgique sont inscrits dans ces filières et ne perçoivent pas d’aides financières. Il faut y réfléchir avant de poser sa candidature. Quelques exceptions existent, dans ce cas, l’établissement belge est en capacité de vous informer.
Coté belge, il n’est pas possible de percevoir une bourse si on n’est pas résident. Selon les ressources du foyer, un taux d’inscription réduit peut s’appliquer. En cas de difficulté, le Service social de l’Université tente d’aider les étudiants et leur famille à trouver une solution alternative. Beaucoup d’étudiants travaillent et diminuent leur charge d’étude ; certains suivent un enseignement en promotion sociale (cours du soir ou le week-end).
www.allocations-etudes.cfwb.be
Le site web de la Coopération au développement dresse une liste des instances qui proposent des bourses.
Le coût de la vie est comparable à celui que l’on connaît en France. Bruxelles est réputée comme une ville plus chère que les autres villes belges mais néanmoins plus accessible que beaucoup d’autres capitales européennes.
Estimation du budget annuel d’un étudiant en Belgique

En 2026, un étudiant en Belgique doit prévoir en moyenne ≈ 900 à 1.000 € par mois, soit 10.000–12.000 € par an.
La location d’une chambre en ville communément appelée “kot” est la solution la plus courante ainsi que la colocation. Pour être bien conseillé, mieux vaut s’adresser aux secrétariats et services sociaux des Écoles et Universités ou aux “services kots” des Centres Infor Jeunes. Le mieux est de se rendre sur place évidemment.
Pour la location d’une chambre, compter de 180 € (chambre double partagée) à 320 € (studio duplex), mais beaucoup plus à Bruxelles : 300€ à 650€ par mois. La plupart des étudiants vivent en colocation et travaillent à temps partiel à Bruxelles.
On peut consulter les petites annonces du site 2ememain.be (équivalent du « Bon coin »).
A titre temporaire et sans garantie : le couchsurfing
Sur place, on trouve souvent des affichettes que les propriétaires placent en évidence en mentionnant des chambres à louer ou à vendre. Il est aussi possible de passer par les services d’un agent immobilier.
Sites utiles pour trouver un logement :
Les Centres InforJeunes – Les points d’accueil jeunesse du CIDJ – Les Auberges de jeunesse en Flandres – Des logements pour étudiants en Flandres
Les étudiants bénéficient d’un quota de 475 h de travail annuelles avec une réduction des cotisations sociales (cela équivaut environ à 50 jours). Pour plus d’information à ce sujet, se reporter à la page “jobs en Belgique”.
Le site du réseau européen pour l’emploi EURES pour la Belgique informe sur les possibilités d’emploi et d’installation en Belgique.
Pôle emploi international
Pour le travail en Flandres des étrangers : www.vlaanderen.be
Federgon Interim regroupe plusieurs agences.
Jobat propose une rubrique sur le travail étudiant.
Le Forem est l’Agence pour l’emploi en Wallonie. Actiris le site pour Bruxelles.
Le site belge pour l’emploi Monster
Le site d’emploi de la communauté française
Un site reprenant des informations concrètes sur l’emploi en Belgique francophone.
Un site d’offres d’emploi très fourni et actualisé : https://be.jobsora.com
On trouve aussi des informations ou offres de jobs dans les sites de la rubrique « Logement » (ci-avant).
En cas d’arrivée en Belgique pour des études, on peut trouver les informations concernant la couverture sociale sur : www.ameli.fr
Les étudiants en contrat d’occupation (travail étudiant) peuvent bénéficier d’une couverture santé. Leur employeur doit les assurer contre les risques d’accident.
En savoir plus : la sécurité sociale en Belgique.
La Belgique dispose d’une offre de formations à distance diversifiée, distincte selon la langue d’enseignement.
En Wallonie et de façon majoritaire à Bruxelles qui est une commune bilingue, la langue utilisée est le français.
En Flandres (nord du pays), on parle le flamand que l’on associe au néerlandais.
On peut suivre des cours de néerlandais à l’Université :
Université de Lille – Centre de langues de l’Université de Lille
https://clil.univ-lille.fr
Université Paris Sorbonne (Paris 4) – UFR Études germaniques
Courriel : etudes-germaniques@paris-sorbonne.fr
www.paris-sorbonne.fr/fr/
– A Paris, le Nouveau Centre Néerlandais (NCL) a remplacé l’Institut néerlandais et propose des cours.
– Voir aussi : www.learndutch.org
Les établissements d’enseignement supérieur de Belgique néerlandophone proposent des cours de néerlandais avant l’entrée dans leurs cursus. Contacter directement les établissements.
Le Centre Néerlandais organise les examens du Certificat de néerlandais langue étrangère : Certificaat Nederlands als Vreemde Taal (CNAVT)
Quels sont les classements internationaux? Comment sont-il créés ? Sont-ils des outils d’aide à la décision ?
La reconnaissance des diplômes professionnels et universitaires n’est pas automatique d’un pays à l’autre. Il peut être nécessaire de réaliser certaines démarches et de respecter certaines procédures.