2. Choix du pays

La notion de stage diffère d’un pays à l’autre. Certains pays ne connaissent pas le stage en tant que complément d’une formation. Pour d’autres, comme l’Allemagne où la pratique du stage est courante et ancienne, les entreprises n’exigent pas toujours de documents conventionnels. Réaliser un stage à l’étranger nécessite donc d’abord de connaître les usages de cette pratique dans le pays d’accueil.

C’est ce qui est décrit dans les pages spécifiques à chaque pays.

Au Royaume-Uni par exemple, les termes “traineeship”, “internship”, “work placement” ou “work-experience” correspondent à peu de chose près au stage français, mais sa pratique y est moins répandue, contrairement aux “jobs”. En Irlande, le stage existe mais avec des caractéristiques particulières, les entreprises ayant plutôt l’habitude d’accueillir des jeunes pour des périodes d’observation d’une à deux semaines.

L’aspect linguistique

Parmi les motivations des candidats à un stage à l’étranger, le perfectionnement linguistique constitue un élément de motivation majeur. Pour cette raison, mieux vaut dresser un bilan personnel de ses compétences générales et évaluer son niveau linguistique avant le départ (cf Point 8 : « la préparation linguistique »). Le choix du pays s’oriente souvent assez spontanément vers des pays anglophones : Royaume-Uni principalement, voire République d’Irlande (ou Canada, États-Unis et Australie hors de l’Europe). Bien que le monde anglo-saxon soit assez ouvert aux expériences professionnelles courtes pouvant s’inscrire dans le cadre d’un stage, il n’est pas toujours facile d’y trouver une offre à distance. De plus, il faut veiller à être en règle vis à vis de la législation si le stage est associé à une activité de travail. Hors de l’Europe, le stagiaire peut être amené à présenter un visa spécifique. Des organismes privés ont d’ailleurs saisi cette opportunité pour proposer des offres de placement moyennant une contribution financière.
Pour autant, ce relais n’est pas forcément nécessaire, d’autant plus qu’il est difficile de garantir à l’avance le sérieux et la qualité de tels services. Tout au plus peut-on vérifier leur durée d’existence en supposant que leur ancienneté leur aura permis de nouer des relations durables et plus nombreuses avec les acteurs économiques.
Les aptitudes à communiquer ne sont pas seulement linguistiques. D’ailleurs, dans de nombreux pays, une langue véhiculaire internationale est utilisée en plus de la langue du pays. Les langues véhiculaires utilisées dans le monde sont le plus souvent l’anglais, l’espagnol, le français, l’allemand et hors de l’Europe le mandarin, le portugais, le russe et l’arabe. C’est le cas dans les pays scandinaves et du nord de l’Europe (Islande, Norvège, Suède, Finlande, Danemark), au Benelux (Belgique flamande et wallonne, Luxembourg, Pays-Bas), dans les pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), dans les pays européens proches des Balkans (Slovénie, Croatie), et en Europe orientale (Pologne, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Slovaquie, République Tchèque).
Réaliser un stage à l’étranger en dehors d’un pays strictement anglophone peut être un bon plan et s’avère parfois plus facile à trouver et tout aussi formateur. Ces expériences peuvent être riches de surprises et de découvertes tant sur le plan économique et culturel qu’humain.
Chaque année, EF EPI (Education First) réalise une étude internationale sur le niveau de maîtrise de l’anglais dans les différents pays européens.

L’aspect économique

En dehors de l’aspect linguistique, le PIB et le taux de croissance d’un pays peuvent être des indicateurs de sa prospérité économique. Par conséquent, le stagiaire peut aussi orienter sa recherche en fonction de ces critères en consultant le taux de croissance du PIB sur le site Eurostat.

Dans le même ordre d’idée, on peut aussi tenir compte du dynamisme d’un secteur d’activité précis ou d’une profession pour choisir le pays de réalisation d’un stage.
Pour en savoir plus, consulter les données par pays du « moniteur du commerce international » (MOCI) www.lemoci.com/fiche-pays ou sur Skills Panorama

Le coût de la vie sur place

Pour les stagiaires soucieux de maîtriser leur budget, choisir un pays en fonction du niveau de vie local peut constituer un critère. L’indice des prix en Europe publié par l’OCDE : lien
Remarque : ne pas oublier que le coût de la vie dans les petites agglomérations est toujours plus bas que dans les grandes métropoles.

D’autres critères

Enfin, on peut aussi choisir le pays de destination d’un stage en s’appuyant sur des critères individuels très personnels qu’ils soient d’ordre affectif (retrouver des amis, sa famille), historique (retrouver ses racines), d’opportunités (pouvoir être hébergé sur place), d’attrait culturel (culture anglo-saxonne, celte, germanique, hispanique, slave, romaine, grecque…), environnemental, climatique ou orientés vers la nouveauté et l’envie de sortir des sentiers battus (aller délibérément vers un pays mal connu).
Tous les critères jouant sur la motivation sont propices à améliorer l’efficacité de la recherche d’un stage.