1 – Je suis boursière et je souhaite tenter le concours de la Cambre (école d’arts visuels en Belgique). Est-ce que cette école ouvre droit à bourse du Crous ? Existe-il d’autres bourses (européennes) ?

Réponse
Jusqu’à présent, c’est le ministère de la culture qui octroie aux étudiants français les bourses du secteur « arts et culture ». Normalement, il n’y a pas de bourses pour les étudiants en arts qui décident de se former hors de France (hormis ceux qui partent dans le cadre d’un accord d’échange avec leur établissement français). Vous pouvez cependant leur adresser une demande spécifique argumentée (fiche d’imposition à l’appui).

La première démarche est de contacter le service social de la Cambre afin de demander une diminution du minerval (droits d’inscription)

Ensuite, il conviendrait de demander un financement exceptionnel à la DRAC toujours en argumentant la situation, documents à l’appui.

Certaines bourses comme la bourse« Declic » de la fondation de France, pourraient être demandées
Je vous conseille ensuite de faire une recherche sur le portail des Fondations pour trouver celles qui seraient le plus à même de répondre à votre projet d’études :
Sollicitez également les collectivités territoriales dont vous et votre famille dépendez (la Mairie de la commune, le Département, la Région) ainsi que les organismes auxquels vous (ouvotre famille) cotisez (caisses mutualistes, caisses de retraite et de retraite complémentaire, comités d’entreprise, …).

Enfin, rapprochez-vous des organismes bancaires qui proposent des prêts étudiants à des taux compétitifs à rembourser à la fin des études.

En dehors de cela, il reste la possibilité de travailler à temps partiel pour vous aider (voir les centres InforJeunes en Belgique) ou de faire appel à des solutions comme l’habitat partagé (chambre chez une personne âgée en échange de petits services).

2 – Je suis titulaire du bac français et je souhaiterais suivre des études de logopédie ou psychomotricité. Quelles sont les démarches à suivre? 

Réponse
Il convient de procéder d’une part à une demande d’équivalence de votre baccalauréat français en CESS belge (avant le 15 juillet impérativement), c’est obligatoire.Vous trouverez les détails en suivant ce lien.

• Pour la psychomotricité : l’inscription se fait directement auprès des Hautes écoles belges proposant ce cursus (sous réserve de place disponibles).
Tous les détails sont disponibles sur le lien suivant.

• Pour la logopédie : vous demandez un dossier auprès d’un établissement (un seul autorisé) et vous devrez le déposer complet fin août en personne pour qu’il puisse participer au tirage au sort (30% de dossiers autorisés parmi les non-résidents belges).
Tous les détails sont disponibles sur le lien suivant.

Vous pouvez être candidate pour les 2 formations simultanément.
Si vous avez déjà tenté 2 fois les concours correspondants en France sans succès, vous n’êtes plus autorisé(e) à candidater en Belgique.

3 -Je souhaiterais faire des études pour devenir éducateur de jeunes enfants en Belgique, quelles sont les démarches à suivre ? 

Réponse
En Belgique francophone, on appelle “éducateur(trice) spécialisé(e) en accompagnement psychoéducatif” les éducateurs et on ne distingue pas la formation des éducateurs spécialisés et des éducateurs de jeunes enfants comme en France.
Les inscriptions se font directement auprès des écoles après avoir demandé l’équivalence du Baccalauréat avant le 15 juillet. Vous retrouverez toutes les informations concernant les écoles, les procédures et les informations concernant l’exercice de la profession en consultant le lien suivant.

4 – Comment devenir sage-femme en Belgique ?

Réponse
Les études de sage-femme sont décrites  sur  le lien suivant.

Il s’agit d’un cursus en 4 ans dont les 2 premières années s’apparentent à un cursus en soins infirmiers puis une spécialisation les 2 dernières années.
Pour s’inscrire, il faut procéder à la demande de reconnaissance du bac français en équivalent belge.

Il n’y a pas de procédure par tirage au sort mais chaque école définit le moyen de s’inscrire, le dossier à constituer et la période précise pour le faire.
La participation aux journées portes ouvertes est fortement recommandée.

5 -A la rentrée scolaire, j’intègre l’école d’infirmière IESPP à TOURNAI en BELGIQUE. Je cherche des aides pour essayer de financer mon projet (logement à Tournai, voiture, etc..). Quels sont les conseils que vous pouvez me donner pour réaliser mon projet ?

Réponse
Le CROUS ne prend pas en compte ce type de bourse qui relève du domaine sanitaire.

Selon vos ressources ou celles de vos parents, vous pouvez peut-être prétendre à une réduction des frais de scolarité. Pour cela, il faut contacter le service social de l’école et vérifier le barème pour la réduction du « minerval » (droits d’inscription). Sachez qu’il n’y a pas d’allocation logement en Belgique pour les étudiants et la CAF en France n’attribue pas d’allocation pour un logement loué en dehors du territoire national. Rapprochez-vous du centre InforJeunes le plus proche en Belgique afin qu’on vous conseille sur les possibilités.

Côté français, la plupart des bourses du secteur sanitaire* et social** relèvent de la Région. C’est donc auprès de votre Région qu’il convient de s’enquérir d’abord de la règle appliquée pour l’octroi de ces bourses. Pour exemple, la Région Nord-Pas-de-Calais n’attribue pas de bourses pour les étudiants de ces secteurs  qui vont se former en Belgique.  Sinon, interpelez également d’autres collectivités territoriales (Département, Commune) afin de présenter votre situation. Si vos parents travaillent dans des entreprises disposant de fonds d’aide sociaux, vous pouvez également les solliciter ainsi que les organismes complémentaires de santé, de retraite, de prévoyance auxquels ils sont éventuellement rattachés ou les comités d’entreprise, les organismes sociaux… Certaines institutions ou grandes entreprises accordent aussi des bourses d’étude ainsi que des fondations privées qui encouragent les projets ou les vocations. Enfin, il reste la possibilité de travailler de façon temporaire en dehors de cours (baby-sitting, extras en restauration, …) en évitant de dépasser 15h par semaine au risque de compromettre vos chances de réussite. Avant de travailler, vérifier bien la règlementation du travail dans le pays. Si besoin, vous pouvez faire le tour des organismes bancaires afin de solliciter un prêt étudiant en recherchant un taux concurrentiel.
Si votre situation sociale est délicate, rencontrez un assistant de service social (dans votre commune, votre circonscription ou au CROUS) pour trouver la solution la plus adéquate.

* formations sanitaires dont les bourses sont rattachées à la Région : auxiliaire de puériculture, aide-soignant, infirmier, pédicure-podologue, masseur-kinésithérapeute, ergothérapeute, psychomotricien, sage-femme, ambulancier)
** formations sociales dont les bourses sont rattachées aux Régions : assistant de service social, éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants, technicien de l’intervention sociale et familiale, moniteur éducateur)

6 – Je souhaiterais connaître les formations qui existent en armurerie (conception, fabrication , réparation…) en Belgique, après le bac ?

Réponse
Les formations en armurerie sont rares. Je peux vous renvoyer vers le centre d’études secondaire Léon Mignon de Liège.

7 – Je souhaiterais savoir il y a une équivalence du Bac STI2D en Belgique ?

Réponse
Les bacs technologiques sont typiquement français. Vous ne trouverez pas l’équivalent en Belgique. Cependant, si vous souhaitez poursuivre vos études à l’Université il n’y aura a priori aucun souci pour que la Fédération de Wallonie-Bruxelles reconnaisse votre Bac comme permettant l’accès aux études supérieures. Pour plus d’informations sur le système d’équivalence consultez le lien suivant.

8 – Je souhaiterais savoir il y a une équivalence du BTS MAVETPM  (maintenance et après-vente des engins de TP et manutention) en Belgique ?

Réponse
Le BTS est un diplôme français qui ne se prépare pas en Belgique. La formation qui correspondrait à celle de MAVETPM serait une formation en alternance dite « formation de chef d’entreprise » qui s’étendrait sur 1 à 3 ans. Il faut avoir une qualification préalable dans le secteur pour y accéder et être âgé de +de 18 ans. A la fin, un diplôme de formation en chef d’entreprise est délivré, homologué et répondant aux exigences des lois d’accès à la profession. Ce diplôme est reconnu par les ministères compétents par la formation et permet de s’installer dans la profession.

Voici le lien de présentation.

9 – Quelles sont les universités médicales en Europe qui n’exigent pas la biologie et la chimie dans les études secondaire et pas de bac scientifique ?

Réponse
Vous trouverez en suivant ce lien  des informations sur les formations médicales en Europe.
Effectivement certains pays requièrent un enseignement préalable en sciences, ce n’est toutefois pas le cas pour la Belgique, sous réserve d’obtenir votre équivalence du Bac (votre diplôme de fin d’études secondaires mais aussi votre parcours et vos objectifs sont examinés). L’examen proposé à l’entrée n’est pas contraignant mais doit permettre à l’étudiant d’évaluer ses chances de réussite. La Belgique est par ailleurs en passe de mettre en place un examen en fin de première année, sensiblement équivalent à ce qui existe en France en fin de PACES.
En France, il n’existe pas non plus de prérequis en terme d’études secondaires même si les chances de réussir lorsqu’on n’est pas issu d’un cursus scientifique sont très minces. En revanche après 26 ans, votre candidature sera examinée au vu d’un certain nombre d’éléments (Bac, Motivation…)

10 -Quelles sont les démarches pour faire des études d’audioprothésiste en Belgique ?

Réponse
Il convient de distinguer les professions d’audiologiste (clinicien chargé de l’évaluation de la surdité) et d’audioprothésiste (gestion de l’appareillage prothétique).
En Belgique, ces études sont décrites sur le site. Un seul établissement forme aux 2 métiers conjointement.
Pour s’inscrire, veuillez suivre la procédure décrite sous ce lien (reconnaissance du bac en CESS + participation au tirage au sort fin août)

11 -Je suis étudiante en France, j’aurais souhaité intégrer une école d’infirmière à l’étranger dans un pays francophone. Pouvez-vous m’informer sur les conditions d’accès ?

Réponse
Il y a alors deux possibilités, la Suisse et la Belgique.
Pour la Suisse, vous devrez passer par une année de Modules Complémentaires (environ 16000 CHF) pour pouvoir vous présenter aux épreuves de régulation soit une forme de concours pour entrer en HES pour vos études d’infirmières (voir le lien suivant).
Pour la Belgique, vous trouverez toutes les informations utiles sur notre site.
Il faudra que vous demandiez votre équivalence du bac belge  avant le 15 juillet et que vous contactiez directement les écoles qui vous intéressent (voir le lien suivant). Il faut savoir que c’est bien chaque école qui fait sa sélection avec des dates qui peuvent être variables. Certaines écoles recrutent par ordre d’arrivée à partir de maintenant alors que d’autres sélectionnent les candidats et leur font passer des entretiens en mai par exemple.

12 – Où pourrais-je trouver des renseignements sur la/les passerelle(s) entre les études d’Ergothérapeute à Kinésithérapeute pour la Belgique ?

Réponse
Attention, la mise en place de « passerelles » entre filières d’études n’est plus aussi lisible depuis la réforme de l’enseignement supérieur. Jusqu’alors, elles apparaissaient sur cette page du site de la communauté française belge.

Pour le passage de l’ergothérapie vers la kinésithérapie, vous aurez plus d’informations dans ce document et notamment dans les annexes.

13 – Pourriez-vous me dire quel est le diplôme qui permet d’exercer en France en tant qu’infirmer ? Est- ce celui d’infirmier breveté ou infirmier bachelier ?

Réponse
Les deux diplômes, le Brevet ainsi que le Bachelier vous permettent actuellement d’exercer en France. Cependant, il est possible d’accéder à la formation menant au Brevet sans le Bac (ou CESS en Belgique). Si tel est le cas, le brevet est reconnu comme donnant accès au métier d’aide-soignant en France.
Même si les deux formations répondent aux directives de la Communauté Européenne (donnant alors accès à la profession d’infirmier de soins généraux dans les Etats membres et notamment en France), le Bachelier, comparable aux études d’infirmier en France, permet une évolution de carrière plus favorable que le Brevet. Lui seul donne accès aux spécialisations.

14 – Je suis actuellement étudiante à la faculté de sciences en France et en septembre je souhaiterais m’inscrire dans une école de kiné en Belgique. Sachant que je serai soumise à un tirage au sort, je voulais m’informer sur les voies d’études en Belgique qui mènent au métier de kinésithérapeute sans passer par le tirage au sort. Est aussi est-ce possible de postuler en science de motricité en septembre juste après les résultats si je ne suis pas tiré au sort en septembre pour kiné ?

Réponse
Malheureusement non, en tant que non résidente, vous ne pourrez formuler qu’une seule demande, en Haute École ou à l’université, comme vous le retrouverez dans le document « Euroguidance » dédié.
Par ailleurs, la sélection à l’entrée des écoles de Kinésithérapie en France devrait être réformée et permettre à des étudiants d’intégrer les cursus de quatre ans après une année de PACES, STAPS ou sciences validée, changement non encore acté à l’heure actuelle mais à suivre.

15 – Je suis étudiante française et je souhaite faire un stage en Belgique. Pourriez-vous me donner des informations précises sur l’indemnisation des stages (quel montant? quelle cotisations sociales pour l’employeur ?) J’ai en effet pu lire sur ce site http://www.emploi.belgique.be/defaultTab.aspx?id=4808 que la rémunération des stagiaires non belges est obligatoire. Mais je ne trouve aucune information précise à ce sujet. L’association pour laquelle j’ai postulé me demande les informations citées plus haut.

Réponse
En effet, l’Arrêté royal du 9 juin 1999 portant exécution de la loi du 30 avril 1999 relative à l’occupation des travailleurs étrangers impose aux stagiaires étrangers hors EEE l’obtention préalable d’une autorisation d’occupation d’un stagiaire étranger auprès de l’administration régionale. Cette autorisation entraîne l’octroi automatique d’un permis de travail au stagiaire concerné. Or, cette autorisation d’occupation est soumise au respect des conditions suivantes :

  • le stage ne peut durer plus de 12 mois;
  • le stage doit être à temps plein;
  • un contrat de travail doit être conclu incluant certaines mentions obligatoires (rémunération, …);
  • le stage doit être assorti d’un programme de formation.

En tant que Française, vous ne bénéficiez donc pas de cette spécificité et entrez dans le même cadre qu’un ressortissant Belge. Dans la plupart des cas, les stages ne sont pas rémunérés. Toutefois, certaines entreprises remboursent les frais de transport (l’abonnement de l’autobus ou du train) ou offrent des repas gratuits ou à prix réduits aux étudiants. Ces avantages sont à négocier par l’étudiant stagiaire. Si l’étudiant reçoit une rémunération, il recevra des documents à signer et l’entreprise devra déclarer le montant payé à l’étudiant.

 

Print Friendly, PDF & Email