En Belgique, pour s’inscrire dans le 1er cycle de l’enseignement supérieur, il faut tout d’abord déposer une demande de reconnaissance du baccalauréat auprès du service des équivalences entre le mois de novembre (année précédant la rentrée) et le 15 juillet de l’année d’inscription. Cette demande est obligatoire pour toute inscription dans le 1er cycle, quel que soit le niveau (BA1, BA2 ou BA3)

Avant de s’inscrire, la participation aux journées portes ouvertes est vivement recommandée pour découvrir l’établissement et comprendre l’organisation des études. Elles ont lieu au printemps, généralement entre février et mai.

Dans la plupart des filières, les étudiants européens s’inscrivent administrativement entre le mois de juin et la fin août, parfois jusqu’au 30 septembre voire jusqu’au 31 octobre au plus tard (30 novembre pour le 3ème cycle ou lors de circonstances spécifiques). A la rentrée 2018, les droits de scolarité universitaires (minerval) étaient de 835€/an en communauté française pour les belges et citoyens de l’UE (175 à 350€ en Haute Ecole, 350 à 530€/an en école d’art ou conservatoire) et à 890€/an en Flandres. Ils peuvent être réduits selon les ressources du foyer fiscal. Le type d’enseignement (type court ou long) influence le prix de l’inscription. A ce montant, il convient d’ajouter le droits d’inscription complémentaires (DIC) (159 à 238€) et les droits administratifs complémentaires (DAC) de 836€ maximum. Pour les étudiants non-ressortissants européens, des droits d’inscription spécifiques viennent parfois en supplément (suivant la situation et le pays d’origine, le cursus d’étude visé).

Attention : pour pouvoir s’inscrire à l’université, en Haute école ou dans une Ecole supérieure d’arts (ESA), il faut être finançable !
Les européens n’ayant jamais été inscrits dans l’enseignement supérieur sont finançables ainsi que ceux qui n’ont été inscrits qu’une fois dans l’enseignement supérieur (sous condition d’obtenir une équivalence du CESS bien sûr).
Ceux qui ont déjà été inscrits deux fois dans la même filière d’études sont finançables s’ils se réorientent vers une autre filière ou s’ils ont acquis au moins 75% des ECTS lors de la dernière année d’inscription ou 50% des ECTS  cumulés lors des 3 dernières années passées en études (45 ECTS minimum).
Ceux qui se sont déjà inscrits deux fois dans des filières différentes sont finançables s’ils se réinscrivent en 1ère année ou sous réserve de présenter les crédits ECTS suffisants (cf : précédemment). L’échec à la présentation d’un concours en France (PACES, orthophonie, kinésithérapie, vétérinaire, …) après une préparation d’un an est considéré comme ne validant aucun crédit.

conséquences :
– un étudiant qui aurait déjà passé 2 années en PACES en France sans entrer dans le numerus clausus ne peut pas se présenter en médecine ni dans les autres spécialités associées à la PACES en Belgique (odontologie, pharmacie, sage-femme, masso-kinésithérapie) même s’il était « reçu collé »
– un étudiant ayant préparé deux années le concours d’orthophonie en France  sans le réussir ne peut être candidat en logopédie sauf s’il remplit les conditions de validation d’ECTS (cf ci-dessus)
– un étudiant ayant passé deux fois le concours d’entrée aux écoles vétérinaires ne peut être candidat à la filière médecine vétérinaire, même en 1ère année de Bachelier

remarques :
-> les années de préparation à un concours sont considérées comme des années d’études,
-> l’abandon ou la non-présentation à un concours ou aux examens d’une épreuve est considéré comme un échec.

Un échec à une épreuve qui mène à plusieurs concours (exemple : la formation PACES en France, qui ouvre l’accès aux concours de médecine, odontologie, pharmacie, maïeutique et kinésithérapie) vaut échec dans chacune des disciplines auxquelles mènent les concours.
Dans le cas où un étudiant présente et réussit un concours spécifique, par exemple le concours de pharmacie, il n’est pas pénalisé dans cette filière mais sera considéré comme n’ayant pas réussi les autres concours dépendant de sa formation polyvalente.

Certains cursus prisés font plus rapidement « le plein ». Dans ces cas, les établissements mettent en place des règles d’inscription particulières mais sans concours (premiers arrivés, premiers inscrits par exemple). Cela peut notamment concerner les filières médicales ou para-médicales hors quotas (cf ci-dessous).

L’inscription en écoles d’art ou en filières d’ingénieur civil dépend de la réussite à des épreuves d’entrée spécifiques.

Enfin, par décret, certaines filières précises sont soumises à des quotas pour les « non-résidents » non belges (pour la définition du « non-résident », télécharger le fichier ci-dessous) : médecine, médecine vétérinaire, masseur-kinésithérapie, sciences dentaires, logopédie (orthophonie), audiologie. Dans ce cas, il faut se procurer un dossier à compléter et à remettre avec les documents demandés. Ce dossier est parfois disponible tardivement, dans l’attente des textes légaux, vers la mi-juin, sur le site des établissements. Le dépôt du dossier  doit être fait personnellement (pas de délégation) au cours des 3 jours arrêtés (mardi 20, mercredi 21 et jeudi 22 août 2019). Un tirage au sort correspondant à 30% des inscrits de l’année précédente (20% en médecine vétérinaire) est mis en place dès les premiers jours de septembre -sous contrôle d’huissier- si le nombre de dossiers de candidature déposés par les non-résidents excède 30% (ou 20%) du nombre total de candidatures. Ce tirage au sort concerne aussi les éventuels candidats en 2ème ou 3ème année (BA2 et BA3) du 1er cycle. Si le seuil des 30% (ou 20%)  n’est pas atteint, le tirage au sort n’est pas mis en place. Les écoles sont tenues d’indiquer le nombre de places disponibles avant les dates de dépôt du dossier.
Attention : quand la filière d’études requiert un tirage au sort à l’inscription et un examen en fin de 1ère année : médecine, sciences dentaires, la limite de 30% (ou 20% en véto) de non-résidents s’applique de nouveau après les résultats aux examens.

Il n’est pas possible d’être simultanément candidat sur 2 filières ou 2 établissements où s’applique le décret des non-résidents, que ces filières soient identiques (deux cursus en logopédie par exemple) ou  différentes (ex : médecine et masso-kinésithérapie)

FOIRE AUX QUESTIONS – FAQ

Puis-je passer le test d'orientation -obligatoire pour s'inscrire en médecine vétérinaire- au mois de septembre sachant que le dépôt du dossier d'inscription pour ces études a lieu fin août ?
Comme pour la demande d’équivalence du CESS, c’est la preuve de l’inscription au test d’orientation qui est demandée, pas le résultat. Il est donc tout à fait possible de passer le test d’orientation en septembre.

Un étudiant peut-il s'inscrire dans une Haute Ecole de Logopédie en Belgique et être candidat pour un bachelier en sciences psychologiques et de l'éducation orientation logopédie à l'université ?

Cela n’est pas possible car ces 2 filières font l’objet de l’application du décret s’appliquant aux non-résidents belges avec application de quotas (30% maximum de non-belges) et sélection par tirage au sort.

Un étudiant peut-il s'inscrire dans une Haute Ecole d'ergothérapie et participer au tirage au sort pour intégrer une Haute Ecole en masso-kinésithérapie ?
Oui, car l’une de ces filières est soumise aux quotas pour les non-résidents, l’autre non. Attention toutefois, cet étudiant ne pourra participer qu’à un seul tirage au sort (dans ce cas précis, une seule Haute école de masso-kinésithérapie).

Un étudiant peut-il proposer sa candidature dans 2 filières d'études identiques en Belgique non soumises aux quotas, en psychomotricité ou en sage-femme par exemple?
En principe oui mais cette réaction est très « française », par habitude de l’application d’une sélection à l’entrée. Cela ne fait pas partie des habitudes des étudiants belges puisque ces filières ne sont pas sélectives à l’entrée (à moins qu’il n’y ait vraiment pas de place dans une Haute Ecole). C’est un peu comme si un étudiant était candidat à deux cursus identiques à l’université en France, en sociologie par exemple. Cependant, si des établissements belges prévoyaient des dates de remise ou de retour de dossier d’inscription le même jour, cela serait difficile à envisager et il faudrait choisir.

Je suis français, suis-je considéré comme 'étudiant résident' après avoir travaillé 6 mois en Belgique?
Non. Il y a une différence entre le terme « résident » utilisé en France et en Belgique. En France, « non-résident » désigne une personne dont le domicile -plus de 6 mois dans l’année- ou le lieu d’activité professionnelle est situé hors de France. En Belgique, la notion « d’étudiant résident » correspond à un étudiant qui a travaillé au moins 15 mois au cours des derniers mois ou qui y a sa résidence principale depuis au moins 3 ans.

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